29 septembre  Une parole syndicale, citoyenne et porteuse d'espoir


29 SEPTEMBRE : DÉFENDRE LES SERVICES PUBLICS, C’EST AUSSI DÉFENDRE L’AVENIR
Merci à celles et ceux qui se mobilisent
Ce matin, à 10h30, nous étions réunis à l’appel de la CGT et de la CFDT, dans le cadre du mouvement national de ce 29 septembre 2026, pour défendre les services publics, le pouvoir d’achat et, au-delà, la dignité de celles et ceux qui font vivre notre société.
Le Comité Sud Vienne du Mouvement de la Paix tient à remercier chaleureusement les organisatrices et les organisateurs de ce rassemblement, ainsi que toutes celles et ceux qui ont répondu présents.
Les prises de parole des représentantes de la CGT et de la CFDT ont permis de rappeler des réalités devenues malheureusement quotidiennes : l’effondrement progressif des services publics, les difficultés de l’hôpital et de l’école, la dégradation des conditions de travail, le déclassement des métiers des agents publics, des soignants et des enseignants.
Elles ont également rappelé les conséquences très concrètes de la flambée du prix des carburants, qui ne touche pas seulement les automobilistes : elle se répercute sur l'ensemble du coût de la vie et vient encore réduire le reste à vivre de nombreuses familles.
Ces revendications sont profondément liées.
Défendre les services publics, c'est défendre ce qui permet à chacun, où qu'il vive et quels que soient ses revenus, d'accéder à la santé, à l'éducation, aux transports, aux services essentiels et à une vie digne.
ET PUIS, IL Y A EU LA PAROLE DE TROIS JEUNES CITOYENS
Mais ce matin, un moment a pris une dimension toute particulière.
La prise de parole de trois élèves.
Ils ne sont pas venus simplement parler de leur école, du manque de professeurs ou des difficultés qu'ils rencontrent.
Ils sont venus parler en jeunes citoyens.
Citoyens d'aujourd'hui, parce qu'ils sont déjà acteurs de la société dans laquelle ils vivent.
Citoyens de demain, parce qu'ils savent que le monde que nous construisons aujourd'hui sera celui dans lequel ils devront vivre, travailler, s'engager et exercer à leur tour leurs responsabilités.
Leur parole portait ainsi une véritable dimension citoyenne et républicaine.
Avec une étonnante maturité, ils ont parlé de l'éducation, du manque d'enseignants, des difficultés de leur école, mais aussi de leurs interrogations sur leur avenir.
Ils ont montré qu'ils comprenaient parfaitement les problèmes qui traversent aujourd'hui l'Éducation nationale et, plus largement, notre société.
Mais ce qui nous a peut-être le plus touchés, c'est que leur lucidité n'était pas synonyme de résignation.
Dans leurs paroles, il y avait de l'espérance.
Une espérance fragile, parfois inquiète, mais bien réelle.
Leur regard de jeunes citoyens nous est apparu comme un diamant de pureté et d'espérance.
Une parole directe, sincère, débarrassée des calculs et des postures, qui nous rappelle que la jeunesse n'est pas simplement « l'avenir de la République ».
Elle en est déjà le présent.
Et pourtant, derrière cette fraîcheur et cette espérance, nous avons entendu une inquiétude profonde.
L'inquiétude pour leur école.
L'inquiétude pour leur avenir.
L'inquiétude pour la société qu'ils vont recevoir en héritage.
L'inquiétude face aux nuages sombres qui menacent leur génération.
Leur parole nous a émus parce qu'elle nous renvoie directement à notre propre responsabilité :
Quel monde sommes-nous en train de leur transmettre ?
Une société capable de leur offrir un avenir, une éducation, des services publics, un travail digne et une véritable place dans la vie démocratique ?
Ou une société toujours plus marquée par les inégalités, la précarité, le recul des services publics et les logiques de confrontation ?
LA PAIX COMMENCE AUSSI ICI
Pour le Comité Sud Vienne du Mouvement de la Paix, cette question est fondamentale.
Car la paix ne se résume pas à l'absence de guerre.
Il n'y a pas de paix durable sans justice sociale.
Il n'y a pas de paix durable sans école capable d'émanciper.
Il n'y a pas de paix durable sans hôpital capable de soigner dignement.
Il n'y a pas de paix durable lorsque celles et ceux qui travaillent ne peuvent plus vivre correctement de leur travail.
Il n'y a pas de paix durable lorsque les services publics abandonnent progressivement les territoires et leurs habitants.
Et il ne peut y avoir de paix durable lorsque la jeunesse regarde son avenir avec inquiétude.
À l'heure où l'on nous parle de plus en plus d'armement, de dépenses militaires, de préparation aux conflits et d'économie de guerre, nous voulons rappeler une autre priorité :
Investir dans l'humain, c'est aussi investir dans la paix.
Investir dans l'éducation.
Investir dans la santé.
Investir dans les services publics.
Investir dans la solidarité.
Investir dans la dignité du travail.
Investir dans la jeunesse.
Investir dans la démocratie.
C'est préparer l'avenir plutôt que préparer la guerre.
UNE SOLIDARITÉ SANS ÉQUIVOQUE
Le Comité Sud Vienne du Mouvement de la Paix affirme donc son accord plein et entier avec les revendications portées aujourd'hui par la CGT et la CFDT.
Nous partageons cette exigence de justice sociale, de défense des services publics, de dignité au travail et de protection du pouvoir d'achat.
Nous refusons que celles et ceux qui soignent, enseignent, accompagnent, transportent, entretiennent et font fonctionner notre société soient toujours davantage sollicités tandis que leurs moyens diminuent.
Nous refusons que la jeunesse soit invitée à accepter comme une fatalité la dégradation de son école, de ses services publics et de ses perspectives d'avenir.
Et nous affirmons qu'une autre conception de la société est possible : une société fondée sur la solidarité plutôt que sur la concurrence, sur la coopération plutôt que sur l'affrontement, sur la dignité plutôt que sur la précarité.
C'est aussi cela, pour nous, la culture de paix.
À NOUS MAINTENANT D'ÉCOUTER CES JEUNES
Ce matin, trois jeunes citoyens nous ont offert quelque chose de précieux :
une parole d'espérance qui n'ignore pas les dangers du présent.
Ils nous ont rappelé que la jeunesse ne demande pas seulement qu'on lui parle de son avenir.
Elle demande qu'on lui permette de le construire.
À nous de faire en sorte que leur inquiétude ne devienne jamais une prophétie.
À nous de leur transmettre non pas la peur du lendemain, mais les moyens de construire demain.
À nous de défendre une République qui protège, une école qui émancipe, des services publics qui rassemblent, une société qui ne laisse personne au bord du chemin.
Et peut-être est-ce là, finalement, l'une des plus belles définitions de la paix :
DONNER À CHAQUE GÉNÉRATION LA POSSIBILITÉ D'ESPÉRER EN SON AVENIR.
Merci à la CGT et à la CFDT pour l'organisation de ce rassemblement.
Merci à toutes celles et ceux qui se mobilisent.
Et surtout, merci à ces trois jeunes citoyens qui, ce matin, nous ont rappelé que l'espérance est aussi une responsabilité.
Pour les services publics.
Pour la justice sociale.
Pour la dignité.
Pour la République.
Pour la jeunesse.
Pour la paix.
Comité Sud Vienne du Mouvement de la Paix

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