Refuser de s'habituer à la guerre:

La guerre s'installe progressivement dans les discours et dans les esprits. Le réarmement est présenté comme une évidence. On prépare les populations à accepter l'idée que l'affrontement serait inévitable.
Le comité sud Vienne du Mouvement de la Paix refuse cette fatalité. Aucune guerre ne doit devenir normale. Aucune victime ne doit devenir un chiffre parmi d'autres.
Notre engagement est profondément humaniste : chaque vie humaine possède la même valeur et la même dignité.
La souffrance ne connaît ni frontière ni nationalité. C'est pourquoi nous refusons de hiérarchiser les victimes et affirmons notre solidarité avec toutes les populations frappées par la guerre.

 

 

 

 

 

 

Le Comité Sud Vienne du Mouvement de la Paix privilègie toujours la diplomatie plutôt que les armes

Notre conviction demeure intacte : la diplomatie doit toujours être privilégiée.
Cela ne signifie pas nier les conflits ou les injustices. Cela signifie refuser que l'échec du dialogue conduise automatiquement aux armes.
L'histoire nous rappelle une évidence : les guerres finissent toujours, un jour, autour d'une table de négociation.
Alors parlons avant que les armes ne parlent.
Négocions avant que les bombes ne détruisent.
Recherchons la médiation avant que la haine ne s'installe pour des générations.
La paix exige du courage : celui de continuer à dialoguer lorsque tout pousse à l'affrontement.

 

 

 

 

 

 

Notre pays brûle, notre eau s'épuise:
Cet été, une autre réalité s'est imposée avec une force terrible : notre pays brûle.
Des incendies ont ravagé ou menacé de vastes territoires dans les Landes, le Var, en Corse et dans de nombreuses régions du Sud de la France.
Des familles ont dû quitter leur domicile dans l'urgence. Des habitants ont été évacués. Des vies ont basculé en quelques heures.
Nous devons regarder cette réalité en face.
Les conséquences du dérèglement climatique ne sont plus seulement une réalité lointaine. Elles sont désormais sous nos yeux.
Aujourd'hui, des femmes, des hommes et des familles sont contraints de fuir les flammes, la sécheresse ou des territoires devenus dangereusement vulnérables.
À cette catastrophe s'ajoute une inquiétude majeure : l'eau.
Rivières et fleuves connaissent des niveaux préoccupants. Les nappes phréatiques sont fragilisées. Les périodes de sécheresse se prolongent.
La question de l'approvisionnement en eau potable pourrait devenir un enjeu majeur pour de nombreux territoires.
L'eau n'est pas une ressource infinie.
Elle est un bien commun, indispensable à la vie.
La protéger et garantir son accès à toutes et tous doivent devenir des priorités absolues.


La transition écologique : une nécessité, pas une option:
Face à ces bouleversements, nous ne pouvons plus nous contenter de réparer après les catastrophes.
Il faut agir en profondeur.
La transition écologique ne peut être réduite à quelques ajustements ou à de simples changements de comportements individuels.
Elle doit devenir un véritable projet collectif.
Produire autrement.
Consommer autrement.
Habiter autrement.
Se déplacer autrement.
Préserver les ressources.
Réduire notre dépendance aux énergies fossiles.
Protéger les terres, les forêts, l'eau et la biodiversité.
Mais cette transition ne pourra réussir que si elle est juste socialement.
On ne sauvera pas la planète en demandant toujours davantage d'efforts à celles et ceux qui ont déjà le moins.

 

La transition écologique doit être une transition de solidarité:
Elle doit réduire les inégalités, protéger les plus fragiles et permettre à chacune et chacun de vivre dignement.
Il ne peut y avoir d'écologie durable sans justice sociale.
Et il ne peut y avoir de justice sociale durable sur une planète rendue inhabitable.


La paix et la transition écologique : un même choix de civilisation:
La transition écologique et la paix sont profondément liées.
Car la raréfaction de l'eau, la dégradation des terres et la compétition pour les ressources risquent d'alimenter de nouvelles tensions et de nouveaux conflits.
Face à ces dangers, deux chemins sont possibles.
Le premier est celui de la compétition, de l'accaparement et de la militarisation.
Le second est celui de la coopération, du partage et de la solidarité entre les peuples.
Nous faisons le choix du second.
Coopérer plutôt que s'approprier.
Partager plutôt qu'accaparer.
Préserver plutôt que détruire.
Investir dans la transition écologique plutôt que dans la préparation de nouvelles guerres.
Face aux incendies, à la sécheresse et au dérèglement climatique, notre sécurité collective ne se construira pas avec toujours plus d'armes.
Elle se construira par la coopération internationale, la protection du vivant et le partage équitable des ressources.
La véritable sécurité de l'humanité dépend aussi de notre capacité à préserver les conditions de la vie.

 


Ne pas céder au découragement:
Face à l'ampleur des crises, la résignation serait facile.
Pourtant, chaque voix compte. L'histoire ne change pas seulement par les décisions des gouvernements. Elle change aussi grâce à celles et ceux qui refusent de se taire et qui continuent à défendre la justice, la solidarité, la transition écologique et la paix.
Il faut parfois du courage pour prendre position.
Le courage de résister aux discours simplificateurs.
Le courage d'interroger nos certitudes.
Le courage de ne pas accepter comme inévitable ce qui est le résultat de choix humains et politiques.
Car ce qui a été construit par les êtres humains peut être transformé.

Une rentrée pour agir ensemble:
Cette rentrée doit être un temps de mobilisation, de rencontres et d'espoir.
Le Comité Sud Vienne du Mouvement de la Paix poursuivra ses initiatives, ses débats et ses actions pour faire vivre une culture de paix.
Parce que construire la paix, c'est aussi réfléchir ensemble au monde que nous voulons laisser aux générations futures.
Un monde où l'on prépare la paix plutôt que la guerre.
Un monde où l'on protège l'eau plutôt que de la laisser devenir un objet de conflit.
Un monde où la transition écologique est portée par la solidarité et non par la peur.
Nous pouvons avoir des parcours et des sensibilités différents.
Mais une conviction nous rassemble :
La guerre n'est pas une fatalité. La catastrophe écologique ne doit pas le devenir non plus.
En cette rentrée, faisons le choix de l'action.
Face à la guerre, choisissons la paix.
Face à la haine, la fraternité.
Face aux armes, le dialogue et la diplomatie.
Face à l'urgence climatique, une transition écologique ambitieuse et socialement juste.
Face aux incendies et à la sécheresse, la protection du vivant et de nos biens communs.
Face au découragement, l'espoir et l'engagement.
La paix n'est pas une faiblesse.
La paix est un courage.
Et la transition écologique est désormais l'une des conditions essentielles pour construire une paix durable.
Pour la paix, pour la justice sociale, pour la transition écologique et pour l'avenir de l'humanité.
Comité Sud Vienne du Mouvement de la Paix
Humanité – Justice sociale – Dignité – Solidarité – Écologie – Paix 

Programme des Cinés-débats 

Journée internationale de la Paix du Sud Vienne

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