Après le fiasco de la loi Yadan1, Aurore Bergé présente une nouvelle version en Conseil des ministres
Le retrait en urgence de la première version de la proposition de loi, après une mobilisation citoyenne exceptionnelle ayant rassemblé plus de 700 000 signatures, n'est pas une simple péripétie parlementaire. C'est la démonstration vivante que la démocratie appartient d'abord aux citoyens.
Derrière chacune de ces signatures, il y avait un homme, une femme, un jeune, un retraité, un citoyen conscient des risques que faisait peser ce texte sur nos libertés fondamentales. Chacune de ces voix exprimait une même conviction : La sécurité ne peut jamais servir de prétexte à l'affaiblissement de l'État de droit.
Aujourd'hui, une nouvelle mouture de ce texte revient dans le débat public. Si sa rédaction a évolué, les interrogations de fond demeurent. C'est pourquoi le Comité Sud Vienne du Mouvement de la Paix appelle chacun à rester vigilant.
Nous nous interrogeons : que deviendraient nos libertés si un tel arsenal juridique venait un jour à être utilisé par un gouvernement dont les valeurs seraient éloignées des principes républicains et des droits humains ? Une loi doit être pensée non seulement pour aujourd'hui, mais aussi pour les usages qui pourraient en être faits demain.
Le Mouvement de la Paix s'est construit sur une idée simple mais exigeante : l'humanisme doit toujours primer sur la peur, le dialogue sur la violence, la justice sur l'arbitraire.
Nos valeurs sont celles de la paix, de la fraternité, de la solidarité entre les peuples et du respect inconditionnel de la dignité humaine. Nous défendons une société où chaque être humain, qu'il soit riche ou pauvre, grand ou petit, quelles que soient son origine, sa couleur de peau, sa culture ou ses convictions, possède la même valeur et les mêmes droits.
Nous défendons également une vision écologique de la paix. Car il ne peut y avoir de paix durable sur une planète dévastée, pas plus qu'il ne peut y avoir de justice sociale dans un monde où les ressources deviennent des objets de confrontation permanente. La protection du vivant, le partage des richesses et la coopération entre les peuples constituent les véritables fondements d'une sécurité collective.
Face aux discours qui divisent, qui opposent les citoyens entre eux ou qui désignent des boucs émissaires, nous réaffirmons une conviction profonde : ce qui relie les êtres humains sera toujours plus fort que ce que certains cherchent à utiliser pour les séparer.
Le Comité Sud Vienne du Mouvement de la Paix poursuivra son engagement avec détermination. Parce que défendre les libertés publiques, promouvoir la paix, préserver notre démocratie et faire vivre la fraternité ne sont pas des combats d'hier : ce sont des exigences pour aujourd'hui et des responsabilités envers les générations de demain.
Nous vous invitons à signer la pétition "Opposition à la loi Bergé 2026" sur le site de l'Assemblée nationale :
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-6408
Vous pouvez également consulter l'analyse publiée par le Comité Sud Vienne du Mouvement de la Paix :
https://www.mouvementpaix86.fr/
https://www.mouvementpaix86.fr/nouvelle-proposition-de-la-loi-yadan
Parce que la paix, la liberté et la fraternité ne sont jamais acquises, elles doivent être défendues chaque jour.
Comité Sud Vienne du Mouvement de la Paix
Conclusion:
La lutte contre l’antisémitisme et le racisme est un impératif républicain absolu. Personne ne la conteste. Mais ce combat ne peut pas servir de prétexte à restreindre les libertés fondamentales qui fondent notre démocratie.
Le projet de loi Bergé, en reprenant l’essentiel de la proposition Yadan sous un habillage plus large, multiplie les notions floues (« provocation implicite », « banalisation outrancière », « minoration ») qui ouvrent la porte à l’arbitraire judiciaire et à l’autocensure.
En créant des délits d’opinion mal définis, en instaurant une peine d’inéligibilité pour des propos politiques et en risquant de confondre critique légitime d’une politique d’État avec de la haine raciale, ce texte porte une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression, protégée par l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme, l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme et la Constitution française.
Il ne renforce pas efficacement la lutte contre les discriminations : il la détourne. Au lieu d’apporter des moyens concrets (éducation, justice, prévention), il privilégie la répression aveugle et le contrôle de la parole publique. Demain, ce sont les chercheurs, les militants, les journalistes, les citoyens et les élus qui pourront être sanctionnés pour avoir osé critiquer, contextualiser ou défendre une cause internationale légitime.
Nous refusons cette dérive liberticide qui affaiblit l’État de droit tout en prétendant le défendre. Nous exigeons le retrait pur et simple de ce projet de loi, ou à défaut sa réécriture profonde afin de supprimer toutes les dispositions vagues et attentatoires aux libertés fondamentales.
La République ne se protège pas en muselant ses citoyens, mais en garantissant à tous le droit de penser, de débattre et de critiquer librement, dans le respect des lois existantes qui suffisent déjà à sanctionner la haine réelle.
Pour la liberté d’expression, contre la censure déguisée, SIGNONS et MOBILISONS-NOUS !
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