21 septembre journée internationale de la Paix
Programme de 3 cinés-débats
Le Tombeau des lucioles
Ciné Débat 21 septembre 2026 à 14h Ciné Malice Civray 86400
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Ciné-débat en partenariat avec la MFR de Gençay le 22 septembre 2026 à 14h Cinéma de Gençay 86160
Au nom de la Paix
Ciné-débat le 18 septembre 2026 à 20h30 au Capitole à Confolens 16500
Le Tombeau des lucioles
Au nom de la Paix
Au nom de la Paix synopsis du comité
Le Tombeau des lucioles est un film d'animation réalisé par Isao Takahata, sorti en 1988 et produit par Studio Ghibli. Inspiré du récit autobiographique de Akiyuki Nosaka, il raconte l'histoire de Seita et de sa petite sœur Setsuko, deux enfants livrés à eux-mêmes dans le Japon de la Seconde Guerre mondiale. Bien plus qu'un simple récit de guerre, cette œuvre est une profonde réflexion philosophique sur la condition humaine.
D'abord, le film interroge la fragilité de la vie. Les lucioles, qui brillent intensément avant de mourir rapidement, symbolisent l'existence humaine : belle, précieuse, mais éphémère. Cette idée rappelle la pensée de philosophes comme Martin Heidegger, selon laquelle l'être humain est conscient de sa finitude, et c'est cette conscience qui donne du sens à son existence.
Ensuite, Le Tombeau des lucioles pose la question de la responsabilité morale. Les souffrances des deux enfants ne sont pas uniquement causées par la guerre, mais aussi par l'indifférence des adultes et de la société. Le film montre que le mal ne résulte pas seulement de la violence, mais également du manque de solidarité. Cette idée rejoint la philosophie de Emmanuel Levinas, pour qui chaque être humain est responsable d'autrui et ne peut ignorer la souffrance de son prochain.
L'œuvre invite également à réfléchir sur l'absurdité de la guerre. Aucun héros ne triomphe, aucune victoire n'efface les souffrances. Les véritables victimes sont les innocents, notamment les enfants. Cette vision rejoint la pensée d'Albert Camus : face à un monde souvent absurde et injuste, l'être humain est confronté à une réalité qui dépasse sa volonté.
Enfin, malgré la tragédie, le film célèbre la force des liens affectifs. L'amour fraternel entre Seita et Setsuko représente une forme de résistance face à la violence du monde. Même lorsque tout disparaît, leur affection demeure ce qui donne un sens à leur existence.
En conclusion, Le Tombeau des lucioles est une œuvre profondément philosophique qui nous invite à méditer sur la fragilité de la vie, la responsabilité envers les autres, les conséquences de la guerre et la valeur des liens humains. En montrant la souffrance des plus vulnérables, le film rappelle que l'humanité se mesure moins à sa puissance qu'à sa capacité de compassion et de solidarité.
À l’exception des plus férus de géopolitique, il est fort probable que la situation du Soudan du Sud ne vous soit pas familière, souvent résumée par quelques lignes dans les brèves des pages internationales de votre journal favori. Le plus jeune État du monde, indépendant depuis un peu plus de dix ans, est l’épicentre de nombreux conflits entre les différentes communautés peuplant le pays. Les frères d’hier sont aujourd’hui ennemis, réglant leurs comptes à coups de balles d’AK47, kidnappant les enfants ou pillant les villages et les troupeaux de leurs rivaux. Au cœur de ce chaos, une nouvelle génération a décidé de s’opposer à cet ordre établi, prête à élever sa voix pour faire entendre celle de la raison, un discours de paix pour panser enfin ces plaies d’un quotidien devenu insupportable.
Le documentaire, produit par Forest Whitaker, va se focaliser sur un duo de protagonistes : Gatjang, un jeune homme arbitre de football dans un camps de réfugiés, et Nandege, activiste engagée de l’ONG créée par le comédien américain. En parallèle, la caméra dresse le portrait et le rôle essentiel de ces deux « héros ordinaires », lui à enseigner les valeurs de respect et de camaraderie inhérentes au sport, le loisir comme medium pour éduquer une population à aimer ses adversaires et à propager la tolérance, elle comme porte-parole d’une sagesse indispensable, promouvant la paix pour permettre aux Didinga et aux Logir de vivre à nouveau ensemble face à un environnement dont les ressources ne cessent de s’épuiser.
À l'occasion de la Journée internationale de la paix, le Comité Sud Vienne du Mouvement de la Paix vous invite à la projection du documentaire For the Sake of Peace (Au nom de la paix), réalisé par Christophe Castagne et Thomas Sametin. Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2022, ce film met en lumière des femmes et des hommes qui, au cœur des violences qui déchirent le Soudan du Sud, font le choix courageux de la médiation, du dialogue et de la réconciliation.
Ce documentaire nous rappelle une vérité essentielle : la paix n'est pas une utopie, elle est une construction quotidienne. Elle naît de la rencontre avec l'autre, du refus de la haine, de la justice, de l'éducation et de la solidarité. Face aux divisions, des citoyens ordinaires deviennent des bâtisseurs d'espérance, démontrant que chaque geste de fraternité peut faire reculer la violence.
Cette projection s'inscrit pleinement dans les valeurs fondatrices du Mouvement de la Paix : promouvoir une culture de paix, défendre les droits humains, encourager la non-violence, le dialogue entre les peuples et le règlement pacifique des conflits.
À une époque où les guerres, les discours de haine et les logiques de puissance semblent gagner du terrain, ce film nous invite à croire en la capacité des peuples à écrire une autre histoire. Il nous rappelle que la paix est l'affaire de chacune et de chacun, et qu'elle commence par notre engagement citoyen.
« Si tu veux la paix, prépare la paix. » Cette conviction, qui guide depuis toujours le Mouvement de la Paix, trouve dans ce film une illustration profondément émouvante et universelle.
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